Castel Gandolfo,  16 février 1987

Marie est la porte qui nous introduit en Dieu.
Et la porte n’en est pas une si elle ne s’ouvre pour laisser passer quelqu’un. Une porte qui demeure close est un mur. Celui qui s’arrête à la porte n’entre pas là où est Dieu. La porte est faite pour aller à Jésus.
« Salut, ô porte de l’auguste mystère », chante l’Acathiste.
La Vierge est vide d’elle-même ; elle est celle qui s’oublie et s’efface. Elle est la créature qui se sait créature, alors même que Dieu la comble de grâces.
Elle a usé avec notre Mouvement de la même attitude dont elle a usé à l’égard de l’Église. Elle s’est tenue dans l’ombre, afin de donner toute la place à celui qui seul en était digne : son Fils, qui est Dieu.

Lumière resplendissante


Mais, précisément parce que Jésus était présent au milieu de nous, nous comprenions peu à peu des aspects de Marie que nous ignorions. Jésus nous la montrait un peu comme il la voit lui-même. Ceci marqua, en quelque sorte, l’entrée officielle de Marie dans notre Mouvement. Jésus nous dévoilait toute sa grandeur, à la mesure de l’effacement dont elle avait fait preuve à notre égard.
Si bien que 1949, année où cela se produisit, fut une année de grâces particulières, une sorte de période « d’illumination » dans notre histoire.

Parole de Dieu

Nous avons compris que Marie, insérée dans La Trinité comme une créature rare et choisie entre toutes, était entièrement revêtue de la parole de Dieu (cf. Lc 2,19 ; 51). Si le Verbe, la Parole, est la splendeur du Père, Marie, toute pétrie de la parole de Dieu, brillait, elle aussi, d’un éclat incomparable.
Cette découverte fit sur nous une impression très profonde qu’aujourd’hui encore il nous est impossible d’oublier. Bien plus : nous comprenons pourquoi nous avions alors le sentiment que seuls les anges auraient pu balbutier quelque éloge à son sujet.
Du reste, le fait que la Vierge est tout entière pétrie de la parole de Dieu est affirmé dans le Magnificat (cf. Lc 1,46-55), qui a pour particularité d’être une succession de phrases des Écritures. Ceci nous fait comprendre que Marie était nourrie des Écritures, à un tel point qu’elle était habituée à s’exprimer en utilisant les mêmes expressions.
Laurentin dit : « (Dans le) cantique (du Magnificat) chaque membre de phrase est l’écho d’un passage de la Bible… Nous y voyons Marie si pénétrée de la parole de Dieu qu’elle s’en fait l’écho sonore. Aussi ne nous étonnons-nous pas que Dieu (à l’annonciation) lui réponde de même (à travers l’ange). À la Vierge nourrie des Écritures, le messager divin parle le langage des Écritures. »
Maxime de Turin dit : « L’arche renfermait la Loi, Marie portait en elle l’Évangile… Depuis l’arche retentissait la voix de Dieu ; Marie portait en elle le Verbe, la parole véritable faite chair. »
L’originalité de Marie résidait – toutes proportions gardées, étant donné sa perfection unique – dans ce qui devrait aussi caractériser tout chrétien : être un autre Christ, la Vérité, la Parole, avec la personnalité que Dieu a donnée à chacun.
Les chrétiens sont à la fois tous semblables, comme les feuilles d’un même arbre, et tous différents. Ou, mieux encore : ils récapitulent en eux toute la création. Aussi, chacun d’entre eux étant « une création », il est égal aux autres et différent.

Voir ainsi Marie toute pénétrée de la parole de Dieu, nous paraît très prometteur, en particulier pour le dialogue œcuménique. En effet, si la figure de Marie peut constituer un obstacle à l’unité pleine avec nos frères évangéliques, qu’adviendra-t-il lorsqu’ils verront en elle la « personnification » des Écritures, auxquelles ils attachent une si grande importance ?

Mère de Dieu

L’avoir ainsi contemplée a exercé un profond attrait sur nos âmes et a fait naître en nous un amour tout nouveau pour elle. À cet amour, elle a répondu à la manière de l’Évangile, en manifestant plus clairement à nos âmes ce qui la rendait éminemment sublime : elle est la mère de Dieu, la Théotókos. Une intuition, même infime, de ce mystère a suffi pour nous laisser muets dans l’adoration et l’action de grâces envers ce Dieu qui a opéré tant de merveilles dans une créature.
Marie n’était donc pas seulement, comme nous l’avions toujours cru, la jeune fille de Nazareth, la plus belle créature au monde, le cœur qui contient et surpasse l’amour de toutes les mères du monde. Elle était la mère de Dieu.
Elle nous apparaissait dans une dimension qui jusqu’alors nous était restée totalement inconnue. Nous avions l’impression de la rencontrer pour la première fois.
Pour prendre une image, auparavant nous voyions Marie, face au Christ et aux saints, comme la lune (Marie) face au soleil (le Christ) et aux étoiles (les saints). Mais non : la mère de Dieu, comme un immense ciel bleu, contenait le soleil lui-même, Dieu lui-même.
En effet, Marie est mère de Dieu parce qu’elle est mère de l’humanité de l’unique Personne du Verbe, qui est Dieu et a voulu se faire homme. Mais le Verbe ne peut se concevoir séparément du Père et de l’Esprit Saint. Jésus lui-même, fils de Marie, dit à Philippe qui lui demande de lui montrer le Père : « Celui qui m’a vu a vu le Père… et le Père est en moi » (Jn 14,9-10).
Marie, que nous contemplions contenue dans le sein de La Trinité, nous apparaissait comme celle qui contenait en elle La Trinité d’une manière particulière, à cause de son Fils.
Maxime le Confesseur, Père de l’Église, dit : « En effet, le Verbe de Dieu incarné nous enseigne la théologie, dès lors qu’il nous montre en lui-même le Père et l’Esprit Saint. Car le Père tout entier et l’Esprit Saint tout entier étaient essentiellement et parfaitement dans le Fils tout entier, même incarné, bien qu’eux-mêmes n’étaient pas incarnés. »
Nous étions pleins d’admiration et d’adoration pour Dieu, qui, dans son amour infini envers cette créature privilégiée, s’était en quelque sorte « abaissé » devant elle. Paul parle de Jésus qui est Dieu et affirme qu’il « s’est abaissé » (Ph 2,8). Ceci a commencé dans le sein de Marie.
Prenant conscience de la grandeur de Marie, nous aurions voulu nous écrier : maintenant seulement, nous connaissons Marie !
En contemplant Marie, mère de Dieu, et donc rendue capable par Dieu de contenir La Trinité, Louis Marie Grignion de Montfort s’écrie : « Marie est le paradis de Dieu et son monde ineffable, où le Fils de Dieu est entré pour y opérer des merveilles, pour le garder et s’y complaire. Il a fait un monde pour l’homme voyageur, c’est celui-ci ; il a fait un monde pour l’homme bienheureux et c’est le paradis ; mais il en a fait un autre pour lui, auquel il a donné le nom de Marie. »
Pierre Chrysologue ajoute : «… seule Marie porte en elle Celui que le monde ne peut contenir ; seule Marie a porté dans ses bras Celui qui gouverne le monde ; seule Marie a engendré son Créateur, et a nourri Celui qui nourrit les vivants. »
Si Marie est parole de Dieu vivante, elle est à la tête de la foule des disciples du Christ, en tant que première disciple. Elle est donc bien loin d’être un « obstacle » à notre rapport avec le Christ.
Si Marie est parole de Dieu, le chrétien à juste titre la vénère et la considère comme son chef, après le Christ. C’est pourquoi il la chante, la représente dans des tableaux, lui dédie des poésies, lui érige des monuments, marche dans les rues pour l’honorer lors des fêtes qui lui sont dédiées.
Et si Marie est mère de Dieu, elle est bien différente de tous les autres chrétiens. Si Dieu lui-même l’a parée au point de se complaire en elle et de l’exalter, comme le disent les paroles de l’ange : «… comblée de grâces, le Seigneur est avec toi » (Lc 1,28), c’est qu’elle a une place spéciale aux côtés de Dieu.
On comprend mieux, alors, pourquoi des images de Marie sont présentes dans les églises catholiques et orthodoxes. De même, les manifestations d’honneur et d’affection des hommes à son égard prennent tout leur sens.

 L’exemplarité de Marie

 Dans une étape ultérieure de cette période lumineuse de l’été 1949, nous avons compris ce qui est « exemplaire » et « typique » de Marie, pour reprendre l’expression employée par Paul VI. Marie, en effet, représentait pour nous le modèle, celle que nous devions être, et nous nous voyions chacun comme « pouvant être » Marie.
Le Seigneur avait choisi de communiquer ces dons particuliers de lumière à quelques focolarines, à deux ou trois focolarini et à un focolarino marié. Un jour, où nous étions tous une seule âme, unis par l’amour de Dieu qui nous enveloppait tous d’une présence particulière, nous nous sommes sentis poussés à nous consacrer à Marie. Nous avons demandé à Jésus eucharistie de nous offrir lui-même à sa mère, comme lui seul pouvait le faire.
Il en résulta une réalité un peu particulière. Cet acte n’était pas l’expression d’une dévotion sans contenu réel. Il avait opéré quelque chose. Il nous semblait que par cette consécration Marie nous avait revêtus de sa nature immaculée.
Nous eûmes alors l’impression que pouvait s’accomplir en nous ce que Paul VI devait exprimer, plus tard, dans cette prière à Marie : « Apprends-nous à être immaculés comme tu l’es toi-même. »
Nous n’hésitions pas à penser que notre groupe verrait se vérifier ce que, plus tard, nous avons lu chez Montfort, à propos de certaines personnes qui se consacrent à Marie : «… le principal don que les âmes possèdent, c’est d’établir ici-bas la vie de Marie dans une âme, en sorte que ce n’est plus l’âme qui vit, mais Marie en elle, ou l’âme de Marie devient son âme, pour ainsi dire. »
Nous avons donc compris le projet de Dieu sur notre groupe, et par conséquent sur notre Mouvement : revivre, d’une certaine manière, Marie.
Chacun de nous se voyait comme une petite Marie, semblable à elle, comme une fille ayant uniquement les traits de sa mère. Moi-même, je me mis pour la première fois à regarder Marie, ma mère, avec les yeux d’une fille qui voit son modèle dans sa mère. Il me semblait entrevoir ce que pouvait ressentir le cœur de cette mère en se voyant reflétée en nous, au moins un peu.
Cette impression me bouleversa pendant longtemps.
Pour la première fois, nous découvrions que nous avions Marie pour mère – une expérience que nous ne pourrons jamais oublier. Nous vivions ce qu’avait dit Thérèse de Lisieux, encore enfant : « J’ai compris […] que j’étais son enfant, aussi je ne pouvais plus lui donner que le nom de “Maman”. »
Cette conviction était si forte, que notre mère terrestre nous paraissait lointaine, une femme parmi les autres. Marie avait pris sa place. Marie était devenue pour nous – selon l’expression de Jean le Géomètre – « de tous et de chacun mère plus que notre mère ».
À propos de Marie, notre vraie mère, Montfort dit : « Comme dans la génération naturelle […] il y a un père et une mère, de même dans la génération surnaturelle et spirituelle il y a un père qui est Dieu et une mère qui est Marie. Tous les vrais enfants de Dieu […] ont Dieu pour père et Marie pour mère ; et qui n’a pas Marie pour mère n’a pas Dieu pour Père. »
Le théologien Nicolas dit quelque chose qui, nous semble-t-il, a peut-être une certaine affinité avec l’expérience particulière qui a été la nôtre, à en juger par les éléments qu’il relève et qui en sont proches. Il écrit en effet : « Ce que (Marie) produirait par son action, serait une sorte de perfection de la nature ou de la créature, rendue capable par elle de ne plus se fermer, mais au contraire de s’ouvrir à son Créateur et à son Sauveur, quelque chose de la première innocence, l’apaisement, sinon la guérison, des “réflexes” d’orgueil et de révolte. Ainsi tout ce qui lui a été donné par pure grâce, Marie, ou nous l’obtient ou nous le communique. Ainsi par elle nous pouvons “renaître”. Ainsi est-elle, activement et doucement, humainement et divinement, notre mère. »
Nous avions découvert que, tous unis, nous étions vraiment appelés à être comme Marie. Mais nous comprenions aussi que, pour y parvenir, nous devions vivre la parole de Dieu. En somme, nous ne devions être que parole de Dieu. Et, en particulier, être Jésus abandonné, qui est la Parole totalement dévoilée.
Chacun de nous devait veiller à garder en lui la parole de Dieu, et elle seule. En nous sanctifiant à travers la Parole, nous pouvions engendrer en nous Jésus, pour nous et pour les autres. Nous pouvions alors, d’une certaine manière, redire pour nous-mêmes : « Jésus, le fruit de tes entrailles, est béni » (cf. Lc 1,42).
Grégoire le Grand dit : « Celui qui fait naître dans l’âme de son prochain l’amour du Seigneur, engendre en quelque sorte le Seigneur […] et devient mère du Seigneur. »
Il nous semblait aussi que, par notre consécration à Marie, Jésus faisait ce qu’il avait fait avec Marie à l’égard de Jean. Il nous remettait à elle comme ses fils : « Femme, voici ton fils ! » (Jn 19,26). Il nous aidait à faire ce que tout chrétien doit faire : imiter Jean qui, au pied de la croix, à la demande de Jésus, a pris Marie chez lui : « Voici ta mère ! » (Jn 19,27).
Les chrétiens, en effet, doivent être formés par l’Esprit Saint et par Marie, comme le rappelle d’ailleurs le concile Vatican II. « Le texte (de Lumen Gentium) suggère que le Christ, lorsqu’il naît dans le cœur des frères, est encore “conçu de l’Esprit Saint et né de la Vierge Marie”. »
Les chrétiens, donc, sont formés par l’Esprit Saint et par Marie non pas pour s’arrêter à Marie, mais pour devenir d’autres Jésus.
Nous l’avons compris clairement, en ce jour de 1949 où nous nous sommes consacrés à Marie. Durant une méditation faite aussitôt après, le Seigneur nous a fait comprendre que le Christ prenait place en nous, fondus en unité, et en chacun de nous personnellement. En nous se reproduisait « d’une certaine manière – comme le dit Paul VI du chrétien qui vit la Parole – le miracle de l’incarnation de Dieu en nous, comme il advint pour la Vierge ».
Telles sont les premières clarifications que l’Esprit Saint nous a données au sujet de Marie.
Aujourd’hui, avec le recul des années, on peut y voir les premiers signes de la lumière et des grâces par lesquelles Dieu allait façonner et structurer l’œuvre vivante qui prendrait spontanément le nom d’œuvre de Marie.
Cette œuvre était alors présente toute petite dans les quelques personnes privilégiées dépositaires de ces premières intuitions. Au fur et à mesure qu’elle grandissait, avec l’arrivée de nouvelles personnes se fondant dans l’unité, ces grâces étaient communiquées dans la mesure du possible.

Une autre lumière encore

Mais ensuite, une autre lumière s’est montrée.
Un jour, il nous a semblé comprendre, par une intuition spéciale, ce que signifie ce titre de mère du bel Amour, donné à Marie. Nous répétions spontanément « Que tu es belle, ma compagne, que tu es belle ! » (Cantique des Cantiques 1,15).
Mère du bel amour. Unis à elle, nous apprenions de Marie à déceler le « bel » amour, qu’est Dieu, derrière la création : il nous faisait voir toutes choses reliées par lui. Par exemple, autour de nous dans la nature, tout nous apparaissait comme animé par un soleil, autant spirituel que physique : tout vivait par amour. Le fleuve allait se jeter dans la mer par amour. L’eau s’évaporait par amour. La pluie tombait par amour.
Tout, sur la terre, était en rapport d’amour avec tout : chaque chose avec toutes les autres. Nous saisissions le fil rouge qui relie les êtres entre eux.
J’avais la certitude d’avoir été créée comme un cadeau pour ceux qui m’entouraient, et mes proches avaient été créés comme un cadeau de Dieu pour moi. Comme dans La Trinité le Père est tout entier pour le Fils, et le Fils est tout entier pour le Père, ainsi chacun de nous est-il tout entier pour les autres.
Nous voyions en Marie toute la création purifiée et rachetée, et nous comprenions que la création entière retournait à Dieu par Marie.
Mère du bel amour. En outre, il nous semblait qu’elle nous faisait participer un peu, nous aussi, à sa maternité d’amour.
Maintenant que notre œuvre a atteint un important développement, et en voyant quelle maternité spirituelle elle exerce à l’égard d’un grand nombre de personnes, nous comprenons que, durant ces premières années, la Vierge nous introduisait dans l’apostolat spécifique qui devait être le nôtre. Un apostolat de maternité spirituelle, qui embrasse les secteurs les plus divers de l’Église et de l’humanité.
Un jour, en pensant à Marie, il nous a semblé mieux comprendre que Marie aimait le Père, instruite par le Fils pour aimer le Père et qu’en conséquence, elle était aimée par le Père. Il nous semblait voir pleinement réalisé en elle ce que Jésus dit en s’adressant à son Père : « Tu les as aimés comme tu m’as aimé » (Jn 17,23). Elle était aimée par le Père comme le Fils.
Elle nous apparaissait donc comme la Fille par excellence, « la fille préférée du Père » – c’est ainsi que l’appelle le Concile.
Elle est la fille de Dieu, comme Jésus est le Fils de Dieu – comme lui, quoique dans un sens très différent. De même que Jésus est le Fils engendré par l’amour du Père, – le « Fils de son Amour », comme l’écrit Paul (Col 1,13) –, Marie, fille de Dieu, était pour nous la Femme d’amour. Nous aimions l’appeler ainsi. Elle était vraiment d’une beauté extraordinaire !
Nous nous souvenons encore de ce jour où, voyant Marie d’une beauté exceptionnelle, telle que nous n’en avions jamais vu de semblable, nous lui avons demandé de se constituer sur la terre une famille de fils et de filles entièrement à elle, ayant tous la même physionomie spirituelle, la sienne.
Il nous apparaît maintenant que c’est probablement elle qui nous a inspiré cette prière, afin de pouvoir construire sur la terre, malgré notre totale indignité, l’œuvre qui devait devenir l’Œuvre de Marie.

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