Parole de vie de mars 2002

Nous lisons ici le commentaire de Chiara Lubich à la Parole de Vie de mars 2002. Elle offre une réflexion supplémentaire pour approfondir et vivre le passage de l’Apocalypse proposé pour ce mois.

Dans cette perle de l’Évangile qu’est l’entretien avec la Samaritaine aux abords du puits de Jacob, Jésus présente l’eau comme l’élément le plus simple, mais aussi le plus désiré, le plus nécessaire à la vie dans le désert. Nul besoin de se lancer dans de grandes explications pour faire comprendre l’importance de l’eau.
Or, l’eau de source est à notre vie naturelle ce qu’est l’eau vive, celle dont parle Jésus, pour notre vie éternelle.
Sans pluie, le désert ne fleurit pas. Sans la Parole de Dieu, les semences déposées en nous au baptême ne peuvent ni germer ni grandir pour donner ensuite des fleurs ou de beaux arbres. Et cela grâce à l’eau vive de la Parole qui donne la vie et la vie éternelle.

« Quiconque boit de cette eau-ci aura encore soif ; mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; au contraire, l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source jaillissant en vie éternelle »

À qui s’adressent les paroles de Jésus ? À nous, à tous les assoiffés de ce monde, conscients de notre sécheresse et de notre aridité spirituelle ; mais aussi à ceux qui ne sentent même plus le besoin de s’abreuver à la source de la vraie vie et des grandes valeurs de l’humanité.
C’est nous, hommes et femmes d’aujourd’hui, que Jésus invite à boire cette eau vive, celle qui répondra à nos questions et satisfera nos désirs. Puisons donc à la Parole de Dieu, laissons-nous pénétrer par son message.
Comment ? En réévangélisant notre vie, en la confrontant avec la Parole, en essayant de penser avec l’esprit de Jésus et d’aimer avec son cœur.
Chaque instant où nous cherchons à vivre l’Évangile est une goutte de cette eau vive que nous buvons. Chaque geste d’amour envers notre prochain est une gorgée de cette eau. Oui, car cette eau si vive et si précieuse a cela de spécial qu’elle jaillit dans notre cœur chaque fois que nous l’ouvrons à l’amour envers les autres. La source – qui vient de Dieu – jaillit en nous dans la mesure où sa veine profonde désaltère les autres au moyen de simples ou de grands gestes d’amour.

« Quiconque boit de cette eau-ci aura encore soif ; mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; au contraire, l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source jaillissant en vie éternelle »

Pour ne pas souffrir de la soif, donnons, nous aussi, l’eau vive que nous puisons en nous-mêmes et qui vient de Lui.
Il suffira d’une parole, ou même juste d’un sourire, d’un simple geste de solidarité, pour nous redonner un sentiment de plénitude, de paix profonde, un jaillissement de joie. Et si nous continuons à donner, cette fontaine de paix et de vie prodiguera une eau toujours plus abondante, sans jamais se tarir.
Et Jésus nous a révélé un autre secret, une sorte de puits sans fond où nous pouvons puiser. Lorsque deux ou trois sont réunis en son nom, en s’aimant de l’amour dont il nous a aimés, il est là au milieu d’eux. C’est alors que nous nous sentons libres, un, remplis de lumière, et que des fleuves d’eau vive jaillissent de notre sein. C’est la promesse de Jésus qui se réalise, car c’est de Lui-même, présent au milieu de nous, que jaillit l’eau qui désaltère pour l’éternité.

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